L’Histoire de l'album « LO JAY »

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Après « Ma Trace », je ne pensais pas me remettre à produire un album pop rock de si tôt. Vu l’investissement personnel que cela demande, en temps mais aussi en finances. Et je pensais que le jazz allait prendre le pas sur le rock…Mais on ne se refait pas comme ça, le naturel revient parfois au galop, et je ne peux pas nier cette part de moi-même toujours latente.

Alors où êtes-vous majors et compagnies ? Vous viendrait-il à l’idée de produire un jour une artiste mûre de 34 ans qui ne sort pas de la télé réalité ? …pas de réponse…alors je fonce une fois de plus tête baissée, toujours plus confiante que jamais. Après tout, ça fait tant de bien d’écrire, puis de voir son œuvre prendre forme pas à pas et de pouvoir en faire profiter ses amis bon public …Au fond, mon inspiration est si imprévisible et quand elle vient, je n’ai pas envie de laisser mes jolies chansons dans un tirroir. Alors…

Loassise

Ca s’est passé l’été 2004, alors que j’étais à Ténérife pour une prestation dans un lieu isolé sur cette île où je désirais prendre un peu de repos. Mais bien mieux que cela s’est produit… je ne le savais pas… je ne l’attendais pas. Il est entré dans ma vie…ce coup de foudre brutal mais si exaltant…obstinant…incessant…Il fallait que j’écrive…ça n’était pas possible autrement. Très vite est né « Souviens-toi », ce doux et profond message adressé à l’ange, souvenir d’une inoubliable nuit d’amour voluptueuse…

Puis « Que Dieu me pardonne ». Mon grand-père paternel m'avait dit un jour, lorsque je n'étais encore qu'une petite fille : "Les hommes ne sont pas civilisés". Il avait gardé un goût amer de la guerre. Les couplets de "Que Dieu me pardonne" sont l'écho de ce que j’imagine qu’il a pu vivre, après avoir connu le pire de l'homme. Pour ma part la vie m'a préservée et je sais que j'ai beaucoup de chance.

Au risque de faire du mal à quelqu'un qui nous aime, il faut faire des choix douloureux parfois. Alors, s'il existe un Dieu qui nous pardonne de nos péchés, qu'il le fasse si ce dernier peut nous faire respirer...Et si Dieu ne nous le pardonne pas, alors tant pis, on aura au moins profité un peu de cette petite vie qu'il nous reste sur terre...

LoGilles

Mais la mort peut survenir à tout moment, alors le peu de vie qu'il nous reste doit, je pense, être vécu pleinement, en écoutant son coeur. Je fais référence à Dieu, ou plutôt à la religion qui nous inculque des principes qui ne sont peut-être pas toujours adaptés à l'homme et ses faiblesses. "Prendre une bouffée d'air" peut s'apparenter parfois à un péché, pourtant, cette bouffée peut nous soulager, voire nous sauver la vie, en homme égoïste que l'on est.

Une fois ces deux chansons écrites, je me suis rendu chez Manu martin. On m’avait dit qu’il avait beaucoup de talent. Mais c’est qu’il en a ce bougre ! et de suite le courant est passé entre nous et nous nous sommes mis à écrire ensemble. Un titre, puis deux, puis trois…puis 14…ce qui nous a naturellement mené à l’album.

Un an de travail… Manu jonglant tour à tour avec ses guitares, sa basse, son clavier, son ordinateur…

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Le premier titre que nous avons écrit ensemble, est bel et bien « Il est ». Un message encore une fois d’amour, bien sûr un message personnel, mais aussi une chanson qui déroge à la règle des « loin des yeux, loin du cœur », quand l’amour est trop fort, la distance ne peut pas le vaincre…

Par ailleurs, j’ai eu la chance de rencontrer sur mon chemin un homme unique en son genre, un grand voyageur planétaire, amoureux de l’art, poète, écrivain passionnant. Il s’appelle Bernard Champey. Nous avions jusque là surtout communiqué par le net. Lui vivant la moitié du temps en Chine…Et puis, un jour, il m’a envoyé un texte, « les Cigales du Yangtsé » que j’allais mettre en musique…à Ténérife à nouveau, lieu qui allait devenir mon refuge, mon havre d’écriture, lieu où j’allais désormais retrouver la source de mon inspiration.

C’est donc aussi là-bas que sur des accords de guitare improvisés dans une atmosphère pleine et sereine, comblée, désirée et désireuse, que j’allais écrire « J’avoue »…

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Me voilà de retour en France, à plancher tant et plus avec Manu, toujours aux manettes…Tous les deux, nous avancions relativement vite, l’inspiration nous souriait souvent, pratiquement un titre par jour passé ensemble…mais il fallait ensuite prendre le temps de faire les arrangements. Et pour cela, il avait beaucoup d’idée, rapide, efficace, sensible, dans l’air du temps, fougueux…nous nous sommes laissés porter par nos idées, les sons et la joie de vivre cette belle aventure.


« En l’air » et « Au fond » lui ressemblent particulièrement, dans le caractère musical et les messages un peu provocateurs.
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Dans « Ta liberté », j’ai voulu faire un clin d’œil à tous les hommes en quête d’espace et de voyages, Bernard ne pouvait que nous aider à y donner de sa patte.
C’est aussi à Bernard que je dois « J’aurais aimé être un homme » que j’ai mis en musique après lui avoir commandé le texte. Longtemps, petite, en effet, je voulais être un garçon…peut-être parce-que mes parents s’attendait à un bébé du sexe mâle…

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« Je tombe » est une histoire que j’ai vécue, mais curieusement, c’est Manu qui a lancé le sujet en me présentant sur papier un jour le premier couplet. Chapeau !

« Jusque là » est un message adressé au public, mais aussi il est là pour vous faire ressentir ce que l’artiste a dans la tête et le corps lorsqu’il monte sur scène devant un public séduit et heureux.


Enfin, il y a deux autres très grands moments d’émotion pour moi dans cet album, deux messages d’amour. Le premier, fraternel, s’adresse à ma petite sœur Fabienne, « Tu es là », et le second, « Je vous dois tant » à mes parents…et grands-parents.


En somme, cet album est en grande partie une déclaration d’amour aux êtres qui me sont les plus chers. Mais il est aussi un travail en duo où Manu martin a apporté de sa personnalité ainsi que beaucoup d’énergie dans les arrangements. En somme, un album positif avec de belles images de mon ami Emmanuel Rioland qui l’illustrent parfaitement.

Lo Jay, le 20 février 2006

Loventre

« C'est curieux comme les choses peuvent basculer du jour au lendemain. Le calme s'installe dans votre vie et tout vous semble tracé. Quand soudain, des événements s'entremêlent et vous bousculent...et vous retrouvez l'inspiration. L'album "Lo Jay " est le résultat de deux rencontres.


La première, bouleversante et révélatrice, est sentimentale ; un ange a réveillé en moi ce que j'avais de plus beau et a donné naissance aux notes et aux mots qui font la plupart des chansons que voilà. Merci Ben pour tout le bien que tu m'as fait.
La seconde est artistique : Manu Martin a mis sa technique, son talent et sa fougue à mon service pour m'aider à mettre ce projet en forme... Merci d’ être allé jusqu'au bout de ce travail d’une année entière.
Merci à Emmanuel Rioland, mon fidèle compagnon avec sa précieuse caméra magique.

 

Locheveux

 

Merci à Bernard Champey, le voyageur solitaire qui m'a offert quelques paroles touchantes pour que je les pose sur quelques notes de musique.
Merci à Bernard Cambon pour avoir mis au service de ma musique les merveilleux musiciens du quintet à cordes.
Merci à Philippe Renard pour avoir mis à ma disposition le « Congo Café » pour le live filmé.
Merci à Gaelle & Myriam pour avoir mis à disposition le « Poppy’s » pour le tournage du clip « Au fond ».
Merci à tous les musiciens, photographes, pros du son, tous ceux qui ont apporté leur aide, leurs prêts, et mes amis, mes éternels soutiens.

Je dédie cet album à Ben et à ma famille ;-) »


LO