Après « Ma Trace », je ne pensais pas me remettre à produire un album pop rock de si tôt. Vu l’investissement personnel que cela demande, en temps mais aussi en finances. Et je pensais que le jazz allait prendre le pas sur le rock…Mais on ne se refait pas comme ça, le naturel revient parfois au galop, et je ne peux pas nier cette part de moi-même toujours latente.

Mais la mort peut survenir à tout moment, alors le peu de vie qu'il nous reste doit, je pense, être vécu pleinement, en écoutant son coeur. Je fais référence à Dieu, ou plutôt à la religion qui nous inculque des principes qui ne sont peut-être pas toujours adaptés à l'homme et ses faiblesses. "Prendre une bouffée d'air" peut s'apparenter parfois à un péché, pourtant, cette bouffée peut nous soulager, voire nous sauver la vie, en homme égoïste que l'on est.

Une fois ces deux chansons écrites, je me suis rendu chez Manu martin. On m’avait dit qu’il avait beaucoup de talent. Mais c’est qu’il en a ce bougre ! et de suite le courant est passé entre nous et nous nous sommes mis à écrire ensemble. Un titre, puis deux, puis trois…puis 14…ce qui nous a naturellement mené à l’album.
Un an de travail… Manu jonglant tour à tour avec ses guitares, sa basse, son clavier, son ordinateur…
Le premier titre que nous avons écrit ensemble, est bel et bien «
Il est ». Un message encore une fois d’amour, bien sûr un
message personnel, mais aussi une chanson qui déroge à la règle
des « loin des yeux, loin du cœur », quand l’amour
est trop fort, la distance ne peut pas le vaincre…

« Je tombe » est une histoire que j’ai vécue, mais
curieusement, c’est Manu qui a lancé le sujet en me présentant
sur papier un jour le premier couplet. Chapeau !
« Jusque là » est un message adressé au public,
mais aussi il est là pour vous faire ressentir ce que l’artiste
a dans la tête et le corps lorsqu’il monte sur scène devant
un public séduit et heureux.
Enfin, il y a deux autres très grands moments d’émotion
pour moi dans cet album, deux messages d’amour. Le premier, fraternel,
s’adresse à ma petite sœur Fabienne, « Tu es là
», et le second, « Je vous dois tant » à mes parents…et
grands-parents.
En somme, cet album est en grande partie une déclaration d’amour
aux êtres qui me sont les plus chers. Mais il est aussi un travail en
duo où Manu martin a apporté de sa personnalité ainsi
que beaucoup d’énergie dans les arrangements. En somme, un album
positif avec de belles images de mon ami Emmanuel Rioland qui l’illustrent
parfaitement.
Lo Jay, le 20 février 2006
« En l’air » et « Au fond » lui ressemblent
particulièrement, dans le caractère musical et les messages
un peu provocateurs.

Au risque de faire du mal à quelqu'un qui nous aime, il faut faire des choix douloureux parfois. Alors, s'il existe un Dieu qui nous pardonne de nos péchés, qu'il le fasse si ce dernier peut nous faire respirer...Et si Dieu ne nous le pardonne pas, alors tant pis, on aura au moins profité un peu de cette petite vie qu'il nous reste sur terre...
Par ailleurs, j’ai eu la chance de rencontrer sur mon chemin un homme
unique en son genre, un grand voyageur planétaire, amoureux de l’art,
poète, écrivain passionnant. Il s’appelle Bernard Champey.
Nous avions jusque là surtout communiqué par le net. Lui vivant
la moitié du temps en Chine…Et puis, un jour, il m’a envoyé
un texte, « les Cigales du Yangtsé » que j’allais
mettre en musique…à Ténérife à nouveau,
lieu qui allait devenir mon refuge, mon havre d’écriture, lieu
où j’allais désormais retrouver la source de
mon inspiration.
C’est donc aussi là-bas que sur des accords de guitare improvisés dans une atmosphère pleine et sereine, comblée, désirée et désireuse, que j’allais écrire « J’avoue »…
Me voilà de retour en France, à plancher tant et plus avec Manu,
toujours aux manettes…Tous les deux, nous avancions relativement vite,
l’inspiration nous souriait souvent, pratiquement un titre par jour
passé ensemble…mais il fallait ensuite prendre le temps de faire
les arrangements. Et pour cela, il avait beaucoup d’idée, rapide,
efficace, sensible, dans l’air du temps, fougueux…nous nous sommes
laissés porter par nos idées, les sons et la joie de vivre cette
belle aventure.
« C'est curieux comme les choses peuvent basculer du jour au lendemain. Le calme s'installe dans votre vie et tout vous semble tracé. Quand soudain, des événements s'entremêlent et vous bousculent...et vous retrouvez l'inspiration. L'album "Lo Jay " est le résultat de deux rencontres.
La première, bouleversante et révélatrice, est sentimentale
; un ange a réveillé en moi ce que j'avais de plus beau et
a donné naissance aux notes et aux mots qui font la plupart des chansons
que voilà. Merci Ben pour tout le bien que tu m'as fait.
La seconde est artistique : Manu Martin a mis sa technique, son talent et
sa fougue à mon service pour m'aider à mettre ce projet en
forme... Merci d’ être allé jusqu'au bout de ce travail
d’une année entière.
Merci à Emmanuel Rioland, mon fidèle compagnon avec sa précieuse
caméra magique.
Merci à Bernard Champey, le voyageur solitaire
qui m'a offert quelques paroles touchantes pour que je les pose sur quelques
notes de musique.
Merci à Bernard Cambon pour avoir mis au service de ma musique les
merveilleux musiciens du quintet à cordes.
Merci à Philippe Renard pour avoir mis à ma disposition le «
Congo Café » pour le live filmé.
Merci à Gaelle & Myriam pour avoir mis à disposition le
« Poppy’s » pour le tournage du clip « Au fond ».
Merci à tous les musiciens, photographes, pros du son, tous ceux qui
ont apporté leur aide, leurs prêts, et mes amis, mes éternels
soutiens.
Je dédie cet album à Ben et à ma famille ;-) »
LO
L’Histoire de l'album « LO JAY »